jeu
26
jan
2012
Nous serions moins bons élèves que nos voisins en apprentissage des langues. Vrai ou faux ? À défaut de réponse tranchée, nous avons des efforts à faire, c’est sûr ! Mais tout est une question de culture… Et de moyens.
Vous avez dit « langue » ou vous avez dit « anglais » ?
Pour Laure Peskine, professeure d’anglais au collège César Lemaître à Vernon (Eure) et Secrétaire Générale de l’APLV, il faut différencier la pratique des langues en général de l’anglais...L’anglais est pour un Français l’une des langues les plus difficiles à apprendre, à cause d’un système de sons et d’accents toniques très éloigné du français. L’oreille se ferme très tôt dans l’enfance à certaines sonorités. Donc une oreille pas éduquée ne percevra pas certains sons. Cela ne veut pas dire qu’il faille dès son plus jeune âge apprendre l’anglais ou le chinois (autre langue à sonorités très éloignée du français mais qui risque de devenir incontournable dans l’avenir), mais qu’il est nécessaire d’éduquer l’oreille dès le plus jeune âge. Cela peut se faire par l’apprentissage de la musique. Et non pas d’une langue comme le veut le système français, mais par l’initiation à plusieurs langues, c’est-à-dire à l’écoute par des chansons, des phrases simples et des activités culturelles. L’anglais tend à être la seule langue enseignée dans le primaire par des enseignants peu ou pas formés, qui disent eux-mêmes ne pas être compétents, le système les obligeant à enseigner une langue qu’ils ne parlent pas !
Nous apprenons les langues vivantes depuis peu
Pour François Monnanteuil, doyen du groupe des Langues à l’Inspection générale de l’Education Nationale, l’intérêt de notre société pour l’apprentissage des langues vivantes est assez récent. Il s’est développé depuis les années 50. Avant, l’accent était mis sur les langues anciennes (latin et grec). De plus, le français était historiquement très parlé dans le monde. C’était une langue internationale, dépassée à présent par l’anglais. Nous avons donc une tendance culturelle à ne pas aller vers les autres langues. Quand notre langue n’est pas parlée ailleurs, on est bien obligé d’apprendre d’autres langues ! C’est le cas des Hollandais par exemple, réputés pour être bons en langues… parce que le Néerlandais est peu parlé ailleurs !
Plus de choix de langues pour les élèves
C’est ce que suggère Pierre Frath, professeur de linguistique à l’Université de Reims Champagne – Ardennes. Lorsqu’on est au centre d’un empire, on n’est pas très intéressé par les langues des autres. C’est pourquoi les Anglophones sont encore plus nuls en langues que les Français, qui ont conservé le souvenir d’un temps où le monde les regardait et les admirait, comme nous regardons maintenant les États-Unis et leurs productions culturelles à la télévision, au cinéma… Mais apprendre une langue, c’est comme construire une maison : sans fondations, rien ne tient. Il faudrait augmenter l’horaire en langues au collège et au lycée au lieu de le réduire, ainsi que le nombre de langues proposées. Ainsi, un élève qui a raté son anglais en 6e pourrait en apprendre une autre en 5e par exemple, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il réussisse. Et si on apprenait collectivement plus de langues, nous serions plus ouverts sur les autres pays, qui s’intéresseraient alors plus à nous en retour.
ET AUSSI…
Le terme « nul » est inapproprié
Dans le système français, nous avons pour habitude d’évaluer ce qui ne va pas, au lieu de valoriser les savoirs acquis. Un 0/20 de moyenne en langues, c’est tout de même rare. Même un 8/20, note pas terrible, montre que certaines choses ont tout de même été acquises… Pour relever le niveau, peut-être faudrait-il commencer par regarder le verre à moitié plein et non le contraire!
Les professeurs manquent de moyens
Classes surchargées, difficultés à emmener les élèves à l’étranger faute de moyens, impossibilité pour les établissements qui n’ont pas le budget adéquat d’exploiter des documents sonores ou vidéo… Les freins en France sont nombreux. Sans compter le manque incontestable de programmes TV accessibles en version originale sous-titrée (VOST).
Les Français plus souvent dyslexiques !
À l’écrit, le phénomène de la dyslexie ne touche pas toutes les langues de la même façon : il y a plus de dyslexiques en pays anglophones ou francophones qu’en Espagne, en Italie (phénomène inexistant) ou en Allemagne (seulement 5 % de la population contre 10 % en France et 20 % en Angleterre). Pour un Français, l’espagnol, l’italien ou l’allemand sont plus faciles à apprendre que l’anglais car dans ces langues, le lien graphie/phonie est plus facile à établir. Donc les Français vont se dire plus souvent « nuls » en langues si la langue dont il est question est l’anglais.
Le saviez-vous ?
19 langues vivantes étrangères sont enseignées dans le système éducatif français. Dans le second degré, 5,2 millions d’élèves étudient l’anglais, 2 millions l’espagnol, 820 000 l’allemand, 224 000 l’italien, 18 000 le chinois, 14 000 le russe, 13 000 le portugais, 7000 l’hébreu, 7000 l’arabe et 3400 le japonais.
Ailleurs
En Allemagne, les élèves ont plus d’heures de cours. En Suède, la langue est certes plus proche de l’anglais que le français, mais le contexte est également différent : les Suédois ne sont pas hostiles à l’apprentissage d’une langue étrangère, et les films à la télévision sont en VOST*, chose rarissime à la télévision française ou alors sur des chaînes payantes, ce qui les rend plus difficiles d’accès.
Article écrit par Angela Portella (extrait du magazine Imagine ton futur N°23, rubrique “Ping Pong”)
jeu
26
jan
2012
Langues, cultures, échanges du 1/02 au 4/02/2012.
"Il faut tourner sa langue sept fois avant de parler... Quatorze fois pour les bilingues". Georges Raby
lun
16
jan
2012
Dans cette ère de mondialisation, l'enseignement des langues est une priorité nationale (décret n° 2005-1011 du 22/08/2005). La maîtrise des langues prépare l'individu aux nouveaux contextes culturels et économiques.
Les français nuls en langues ?
Les éléments de réponse d'Andréa dans son article du 17/05/2010:
« En France personne ne sait parler anglais » ou « Vous les Français vous êtes nuls en langues » sont deux affirmations qu’il m’a été donné d’entendre bien trop souvent. C’est une image dont nous les Français ne parvenons pas à nous débarrasser : en France nous parlons français, et nous ne faisons pas le moindre effort pour nous ouvrir aux autres cultures et langues étrangères. Notre anglais est particulièrement critiqué, quand il n’est pas accusé d’être totalement inexistant. J’ai donc décidé de réfléchir à ce problème de manière approfondie autour de la question « Les Français sont-ils nuls en langues ? ». Qu’en est-il vraiment : chauvinisme, enseignement inadapté ou réelles difficultés à s’initier aux langues étrangères ?
Je ne vais pas le nier : j’ai beau être Française, je suis tout à fait consciente que le niveau en langues étrangères des étudiants de l’Hexagone est loin d’être remarquable. Bien sûr, je ne prétends pas détenir la vérité absolue, mais c’est un fait qui me paraît avéré. Ayant suivie des études dites « linguistiques », j’ai été choquée du niveau de certains de mes camarades, qui peinaient à construire des phrases simples en anglais et dont le vocabulaire était extrêmement limité (en tous cas insuffisant pour entretenir la moindre conversation dans cette langue…). Après avoir étudié l’anglais pendant une dizaine d’années, il me paraît improbable que la plupart d’entre nous soient complètement incompétents dans la langue de Shakespeare. Quelle serait donc l’explication ? Sommes-nous donc vraiment des cas désespérés ? Pour ma part, je ne crois pas à une réelle indisposition face à l’apprentissage des langues, mais bien à un grave manque de motivation. Si certains étudiants ont étudié l’anglais pendant plusieurs années à l’école, beaucoup avouent n’avoir jamais lu un ouvrage dans cette langue. Pire, nombre d’entre eux ne prennent pas la peine de visionner les films ou séries anglophones dans leur version originale, leur préférant l’horrible version doublée en français. Une chose est certaine : se contenter des cours de langues scolaires ne mène nulle part. Ressasser des listes de vocabulaires et mémoriser les verbes irréguliers dans l’optique du prochain contrôle de connaissances n’est sûrement pas la meilleure voie à emprunter vers la maîtrise d’une langue : pour se familiariser avec celle-ci, il faut s’y plonger sérieusement, être curieux et le cerveau toujours en alerte.
Notre niveau en anglais est donc faible, c’est un fait : la proportion de Français parlant aisément cette langue est relativement faible. Si nous nous faisons descendre aussi fréquemment, c’est bien entendu parce que nos voisins européens s’en sortent apparemment beaucoup mieux. Les Allemands, les Suédois, les Danois… Tout ce petit monde n’aurait aucune difficulté à apprendre l’anglais, et de nombreux habitants de ces pays seraient capables de s’exprimer facilement dans cette langue. Intéressant… puisque ces pays parlent des langues du même groupe linguistique que l’anglais, en facilitant l’apprentissage. Seuls les Finlandais sont lésés dans cette affaire à cause de leur langue qui n’appartient à aucun groupe, mais parviennent tout de même facilement à maîtriser l’anglais. Chapeau ! Il y a tout de même une explication à cela : les habitants des pays d’Europe du Nord tels que la Suède ou la Finlande sont largement plus exposés aux sonorités anglophones : par exemple, les films diffusés dans ces pays ne sont pas doublés. De plus, l’anglais y est enseigné beaucoup plus tôt et de manière plus intensive. Nous n’allons pas bien loin avec seulement deux heures de cours d’anglais par semaine, où les professeurs parlent presque exclusivement français et où l’oral est loin d’être privilégié… On critique donc les Français car ils ne suivent pas le rythme des autres pays européens. Cependant, j’ai bien l’impression que nous ne sommes pas les seuls à être à la traîne : nos voisins aux langues latines auraient également de grosses difficultés quand il s’agit d’apprendre l’anglais. La rumeur court que les Italiens et les Espagnols sont loin de faire des étincelles… Les pays aux langues latines seraient donc moins enclins à apprendre l’anglais… Etrange… Il est vrai que la prononciation anglaise nous est particulièrement difficile (d’où notre accent… tellement français). Et bien sûr, les Anglais, bien heureux de parler la langue dite « internationale », ne brillent pas par leurs prouesses en langues étrangères.
Nous sommes donc loin d’exceller en anglais. Mais qu’en est-il des autres langues ? Le problème reste le même. Trop peu de cours, trop peu d’oral et pas assez de motivation de la part des élèves. Cependant, il reste tout de même plus aisé pour nous d’apprendre des langues comme l’espagnol ou l’italien de par leur ressemblance à notre propre langue. Je ne parle pas de l’allemand, qui est en nette perte de vitesse et qui ne motive personne en France…
Il est donc nécessaire de renforcer au plus vite l’apprentissage des langues étrangères dans notre pays. Il y a bien longtemps que le français n’est plus la lingua franca, et même si elle reste une officielle de grandes institutions, nous n’irons pas bien loin si nous persistons à nous contenter d’un anglais approximatif, voire inexistant. Parler anglais couramment est en effet bien trop rare en France… La faute de l’enseignement tardif et approximatif, ou d’un réel manque de motivation et d’intérêt ? Je penche définitivement pour la deuxième solution. S’il est vrai que l’enseignement des langues en France n’est pas de qualité, il est toujours possible d’en apprendre beaucoup avec un minimum de travail personnel et d’ouverture sur l’extérieur.
sam
07
jan
2012
L’enseignement à distance, c’est la solution aux problèmes de mobilité. Impossible de se déplacer jusqu’au centre de formation ? Vous ne souhaitez ou ne pouvez quitter votre environnement familial, et aller à l’autre bout de la France ? Pas de problème : vous pouvez suivre n’importe quel cursus à distance !
L’enseignement à distance est encore peu développé en France. Pourtant, les moyens existants sont nombreux, et efficaces ! Il est ainsi possible de préparer et d’obtenir la majorité des diplômes par correspondance: baccalauréat, BTS, DUT, licence, Master 1 et 2.
L'enseignement à distance pour qui? pour vous?
Ce type d'enseignement présente beaucoup d’avantages, cela ne convient pas à tout le monde. Le risque : ne pas aller en cours engendre souvent une démotivation. Si vous avez besoin d’être encadré(e) pour travailler, d'avoir un coach: ce mode de formation n’est pas adapté. Se former à distance demande de redoubler d’autonomie, de détermination, de rigueur et de sérieux. Pour l'apprentissage des langues, ce type d'enseignement ne permet pas d'interactions, ni l'interculturalité: base de l'apprentissage d'une langue vivante.
Test pour les scolaires: "L'enseignement à distance est-il fait pour toi?"
mer
04
jan
2012
Aujourd’hui, l’enseignement à distance concerne toutes les disciplines. Le e-learning peut se présenter sous différentes formes : plateformes en ligne, vidéos, web-conférences…
À distance, l’auditeur peut suivre des cours depuis n’importe où, et à n’importe quelle heure. Mais ce système a ses défauts : baisse de la motivation des élèves, abandon avec le temps… En juin 2010, une enquête a montré que deux groupes d’étudiants ayant suivi le même cours, l’un en ligne, l’autre en face à face, ont obtenu les mêmes résultats aux examens. Cependant, le face à face conviendrait mieux aux jeunes ayant des difficultés. Le e-learning exige aussi l’adaptation des professeurs.
Pour ou contre? Lire les témoignages d'étudiants.
ven
02
déc
2011
Cet article défend trois thèses concernant la relation entre l’histoire de la didactique des langues-cultures et l’histoire des idées :
1) Il y a passage d’une configuration didactique à une autre lorsque les demandes, attentes et besoins sociaux ont évolué jusqu’à un point de rupture par rapport à ceux en fonction desquels la configuration antérieure s’était construite.
2) La conception des ruptures historiques entre des configurations didactiques différentes et les constructions méthodologiques correspondantes se
fonde à chaque époque sur le modèle idéologique contemporain du changement et du progrès social.
3) On constate un fort parallélisme entre les conceptions managériales et les conceptions didactiquestout au long de l’évolution
historique, dû aux influences simultanées et aux enjeux en partie similaires dans les deux domaines du management d’entreprise et de l’enseignement des langues.
mer
02
nov
2011
Publication des décrets n° 2011-1132 et 2011-1133 modifiant certaines dispositions du code du travail relatives au chèque emploi-service universel et aux services à la personne.
- Décret n° 2011-1132 : L'article 1er organise la procédure d'agrément des professionnels exerçant des activités de services à la personne destinés aux publics fragiles (garde ou accompagnement d'enfants de moins de trois ans, assistance de vie ou accompagnement des personnes âgées ou handicapées). Il fixe les conditions dans lesquelles l'agrément peut être accordé ou retiré ainsi que les obligations qui pèsent sur les personnes agréées. La demande d'agrément doit être adressée au préfet de département, qui dispose d'un délai de trois mois pour répondre.
Le décret fixe également le régime du nouveau système déclaratif. Cette déclaration permet l'ouverture des droits aux avantages fiscaux et sociaux (crédit ou réduction d'impôt, taux réduit de TVA...). La déclaration est effectuée auprès du préfet de département. Les déclarations pourront être effectuées en ligne.
L'article 2 étend les possibilités de paiement de la prestation de compensation handicap par chèques emploi-service universels pour les activités d'aide à la mobilité et de transport.
- Décret n° 2011-1133 : Le décret fixe les modalités selon lesquelles l'émetteur de CESU peut recevoir une rémunération de la part des personnes morales ou des entrepreneurs individuels assurant le service rémunéré par CESU. Cette rémunération correspond au remboursement des frais de gestion des CESU.
Il définit également les prestations proposées par les émetteurs de CESU qui pourront désormais être payées par CESU. Il s'agit notamment d'accéder à des services en ligne et d'aider les particuliers employeurs dans la gestion de leurs tâches.
Par ailleurs, le décret réorganise la présentation des activités de services à la personne. Il fixe la liste des activités relatives aux publics sensibles nécessitant un agrément et de celles qui n'en nécessitent pas. Il précise le champ des entreprises qui peuvent en déclarant leur activité bénéficier des avantages fiscaux ou sociaux ainsi que celles des activités exercées hors du domicile qui doivent être proposées dans le cadre d'une offre globale de services.
@ Décret n° 2011-1132 du 20 septembre 2011
@ Décret n° 2011-1133 du 20 septembre 2011
Journal Officiel - Lois et Décrets - N° 220 - 22 septembre 2011, pages 15851 à 15854
ven
07
jan
2011
La langue et la culture sont en étroite corrélation, la langue est à la fois un élément qui compose la culture d’une communauté et l’instrument à l’aide duquel l’individu va verbaliser sa vision du monde. Elle porte en elle tous les éléments et les traces culturels d’une société, c’est à travers les mots qu’on découvre les valeurs des peuples et c’est la langue qui concrétise la pensée.Plusieurs éléments du système culturel, tels que les traditions ou les règles morales, se manifestent par le biais de la langue.
En d’autres termes, la langue matérialise la culture en la rendant active, elle assure sa mise en mouvement et c’est du côté de l’activité sociale que la langue acquiert sa pertinence. En L’enseignement/apprentissage du français langue étrangère et la quête d’une nouvelle approche avec les autres cultures, dans ce sens, la langue est le moyen d’accès privilégié sinon irremplaçable à une autre culture, la connaissance des mots et de leurs significations exige une connaissance culturelle. Chaque culture s’exprime dans une culture différente, chaque peuple énonce ses pensées et ses idées en se référant à sa façon de percevoir le monde et à son expérience. Il est donc illusoire de penser que seule la connaissance de la langue permet la compréhension car la «grammaticalité n’est pas la condition nécessaire et suffisante de la production de sens», et de la même façon, si l’on veut comprendre la manière de vivre d’un peuple, ses conceptions, il suffira d’examiner sa langue.
mar
04
jan
2011
Dans une classe de langue où s’entrecroisent la culture de l’apprenant et celle véhiculée par la langue enseignée, l’enseignant a pour mission de permettre le développement optimal (aux plans cognitif, affectif et culturel) d’apprenants parfois très différents les uns des autres, et souvent très différents de lui-même. Cette confrontation aux différences ainsi que leur gestion au sein de la classe constituent des défis importants. En s’inscrivant dans une perspective interculturelle, l’enseignant peut emprunter plusieurs voies dans le but est d’orienter la vision que ses apprenants permet d’avoir de la langue étudiée et de la culture qui lui est associée. Il ne s’agit pas de présenter une vision positive ou négative du pays et du peuple étrangers, mais plutôt de susciter la curiosité et l’ouverture d’esprit des apprenants sans qu’il y ait surestime ou sous-estime de sa propre culture. Pour ce faire, l’enseignant doit développer chez ses apprenants le goût des langues, le désir de connaître l’autre, la volonté de s’émanciper en se référant aux principes et aux valeurs provenant de la langue qu’il apprend. Cependant, ce que l’enseignant doit se demander n’est pas la quantité d’informations sur un pays et sa culture qu’il doit inclure dans son cours mais la manière qu’il doit adopter afin d’aider l’apprenant à entretenir des relations positives avec les personnes.
Ainsi, l’enseignant n’appartenant pas à la culture étrangère, a l’avantage de considérer cette culture à distance et de faire comprendre à son apprenant de manière explicite, les fondements de ses représentations et la manière dont ses valeurs et ses conduites peuvent être jugées par d’autres, étant donné que tous les deux partagent le même arrière-plan culturel. Il n’a pas à tout savoir sur les cultures étrangères. Son travail est essentiellement axé sur la prise en charge de manières dont l’apprenant réagit face aux autres tout en l’encouragent à être plus observateur vis-à-vis des différences culturelles afin qu’il soit mieux préparé à l’altérité. Ce même enseignant est appelé à clarifier l’opacité des prises de positions de l’apprenant, il s’efforcera d’éliminer les stéréotypes et préjugés, à réfléchir aux méthodes avec lesquelles il peut amener ses apprenants à s’approprier cette conscience interculturelle en les aidant à s’adapter et à se retrouver dans des situations problèmes.
Enfin, il doit jouer et remplir son rôle de médiateur culturel qui doit concevoir que l’apprenant vient à l’école pour forger son identité qui lui permettra de devenir un citoyen envisageant un meilleur avenir. La formation qu’il dispense prendra en charge le volet culturel comme un ensemble hétérogène de connaissances à intérioriser, pour cela il doit être doté d’aptitudes à former des citoyens créatifs, responsables, et surtout sensibles à la diversité culturelle.
mer
15
déc
2010
Il est primordial que l’enseignement d’une langue étrangère soit associé à celui de la culture dans laquelle cette langue est imprégnée. La langue est porteuse de manières de voir, de l’histoire des peuples, elle incarne les valeurs et les artefacts d’une culture. Par conséquent, l’intérêt d’apprendre une langue est extrêmement réduit si la langue est décontextualisée.
C’est dans l’espace de l’interaction entre la culture de l’apprenant et celle véhiculée par la langue étrangère qu’émerge le concept d’interculturel. Enseigner une langue étrangère, c’est permettre aux apprenants de connaître de nouveaux systèmes de signification et les valeurs qui s’y rattachent en leur fournissant l’occasion d’acquérir de nouvelles compétences et de réfléchir sur leur propre système culturel. La démarche interculturelle dans un cadre scolaire est un processus ayant pour objectif de sensibiliser les apprenants à de nouvelles perceptions du monde pour qu’ils arrivent à une conscience plus profonde de leur propre culture à travers une immersion qualitative dans une culture étrangère au moyen de supports déclencheurs de comparaison interculturelle. Une démarche de ce type cherche « à conduire de représentations premières à des représentations travaillées, passées par l’observation, l’analyse, l’objectivation et la prise de conscience», afin de parvenir à une forme de coexistence harmonieuse entre la culture à laquelle l’apprenant s’identifie et la culture étrangère qui se présente à travers des contenus linguistiques.
La présence des deux systèmes culturels dans le cours de langue exige de l’enseignant une véritable prise de conscience, un savoir et un savoir-faire. Cependant, il est difficile pour l’enseignant d’assurer à l’apprenant un équilibre identitaire dans la mesure où d’autres facteurs interviennent. En fait, cette opération consiste à aider l’apprenant à s’ouvrir sur l’autre culture avec une attitude de tolérance et de vigilance à la fois. La démarche interculturelle prend appui sur la culture d’origine de l’apprenant. Il s’agit de la valoriser tout en l’initiant à la décentration. En termes plus concrets, les apprenants d’une langue étrangère sont appelés à porter un regard critique et objectif vis-à-vis de leur propre culture car certains ont tendance à idéaliser leur culture en s’y attachant exclusivement au point de rejeter l’autre culture. C’est dans la confrontation avec une autre culture que les apprenants vont mieux prendre conscience de leur identité tout en réactualisant leurs connaissances de leur propre culture.
L’apprenant va connaître une autre perception du monde à travers ce qu’il sait déjà dans sa culture étant donné qu’il ne peut aborder l’apprentissage d’une culture étrangère, vierge de tout savoir culturel. Sa langue maternelle porte déjà une première culture. Le contact d’un locuteur avec une culture autre que la sienne par le truchement de la langue peut le conduire à une relativisation de ses propres pratiques sociales, de ses convictions et de ses croyances. Dans cette perspective, il est important de dépasser et non d’abandonner son système référentiel pour se mettre à la place de l’autre.
Le travail de la démarche interculturelle consiste essentiellement à aider les apprenants à s’approprier et à saisir les traits culturels qui permettent l’accès à l’univers de l’autre à savoir: l’histoire, les modes de pensée, les symboles et les valeurs. Une fois entraînés à ces éléments, ils peuvent revenir à leur propre culture, enrichis par le changement et l’expérience. Cette démarche aspire à habituer l’apprenant à passer d’un univers à l’autre, à regarder avec une optique différente, à provoquer des isomorphismes cognitifs et émotifs, pour comprendre comment pensent et sentent les autres, pour venir ensuite dans sa propre culture, en ayant mieux conscience de la réalité de ses propres racines culturelles.
La formation à l’interculturel ne se réalise ni par une simple transmission de connaissances ni par mimétisme de comportements, mais par l’exercice et l’expérience. La compréhension des points de vue différents et leur rapprochement ont toujours constitué des finalités proclamées dans cette formation. Dans une approche interculturelle, l’objectif de l’enseignement des langues étrangères est de favoriser le développement harmonieux de la personnalité de l’apprenant et de son identité en réponse à l’expérience enrichissante de l’attente en matière de langue et de culture. On initie l’apprenant à la tolérance et à l’acceptation de l’autre et à la diversité linguistique et culturelle. On lui donne la chance de vivre l’interculturel et de s’épanouir socialement et intellectuellement.
mar
15
jun
2010
Les entreprises ou les comités d'entreprise qui le souhaitent peuvent verser aux salariés une aide financière afin de leur permettre de financer le recours aux services à la personne (article D.7233-7 du Code du travail).
I. Quelles sont les conditions de versement de l'aide?
A. Qui peut en bénéficier?
Les bénéficiaires de l'aide financière sont:
• les salariés de l'entreprise, sans condition d'effectif
• le chef d'entreprise, ou si l'entreprise est une personne morale, son président, son directeur général, son ou ses directeur(s) généraux délégués, ses gérants ou les membres de son directoire si le dispositif est également mis en place pour l'ensemble de ses salariés selon les mêmes règles d'attribution.
B. Quelles sont les modalités d'attribution?
L'aide peut être versée, par l'employeur ou le comité d'entreprise:
• soit directement au salarié ou au chef d'entreprise
• soit en finançant tout ou partie de la valeur du chèque emploi service universel (CESU).
Cette aide vise à financer:
• des services à la personne développés au sein de l'entreprise (crèched'entreprise, pressing d'entreprise par exemple)
• des activités de services à la personne entrant dans le champ d'application de l'article D.7231-1 du Code du travail
• des services de garde d'enfants de moins de six ans hors du domicile familial ou d'accueil d'enfants scolarisés dans les heures précédant ou suivant la classe (garderie) ou par des assistants maternels agréés. L'aide peut être gérée par le comité d'entreprise, par l'entreprise elle-même ou conjointement. Dans le cas d'une gestion conjointe ou par le comité d'entreprise, celui-ci doit être consulté préalablement.
C. Quel est le montant versé?
Le montant accordé par l'entreprise n'est pas limité. Toutefois, au delà de 1830 euros par an et par salarié, cette somme sera considérée comme un élément de rémunération soumis aux cotisations sociales.
Attention: le salarié ne bénéficiera d'une exonération d'impôt sur le revenu qu'à hauteur de 1830 euros par an. Ce montant est susceptible d'une revalorisation chaque année.
II. Quelles sont les incidences fiscales et sociales?
A. Le crédit d'impôt
Les entreprises, imposées d'après leur bénéfice réel, peuvent bénéficier d'un crédit d'impôt plafonné à 500 000 € par an. Pour le crédit d' impôt calculé au titre des dépenses exposées depuis le 1er janvier 2010, deux taux de 50 % et 25 % sont applicables selon la nature des dépenses. Jusqu'en 2008, le taux était fixé uniformément à 25 % des sommes engagées.
• Seules les sommes finançant la création ou le fonctionnement de crèches et haltes garderies pour les enfants de moins de trois ans des salariés sont éligibles au taux de 50 %.
• Les dépenses exposées depuis le 1 er janvier 2009 au titre de l'aide financière pour l'émission de chèques emploi-service universels utilisés par les salariés de l'entreprise ouvrent droit au crédit d' impôt au taux de 25 %.
B. L'exonération de cotisations sociales
Dans la limite de 1 830 euros par bénéficiaire et par an, l'aide versée par l'entreprise au salarié ou, le cas échéant, au chef d'entreprise ne constitue pas une rémunération, elle n'est donc pas soumise à cotisations sociales.
III. Les formalités à accomplir
L'entreprise ou le comité d'entreprise est chargé d'établir, chaque année, un état récapitulatif et individuel des aides versées aux salariés et le cas échéant au chef d'entreprise. De plus, le comité d'entreprise qui verse l'aide financière, transmet au dirigeant de l'entreprise, dans les dix premiers jours du mois de janvier de l'année suivant l'année d'attribution de l'aide, l'identité des bénéficiaires et le montant versé à ce titre (article D.7233-10 du Code du travail). L'entreprise ou le comité d'entreprise communique aux bénéficiaires avant le 1er février une attestation reprenant le montant total de l'aide versée et précisant son caractère non imposable. L'entreprise devra, quant à elle, préciser, dans la déclaration annuelle des salaires (DADS), pour chaque bénéficiaire le montant de l'aide financière accordée. Cette déclaration est à remettre dans le courant du mois de janvier de chaque année à la direction des services fiscaux dont l'entreprise dépend (article D. 7233-11 du Code du travail).
lun
14
jun
2010
Le chèque emploi service universel (CESU) est un moyen de paiement et de déclaration sociale mis à la disposition des particuliers afin de leur faciliter l'accès aux services à la personne. Il prend la forme soit d'un chèque dit CESU"déclaratif", soit d'un titre spécial de paiement préfinancé.
A quoi sert le chèque emploi service universel - CESU? Le CESU permet:
Attention : il est toujours possible pour le particulier d'utiliser les moyens classiques de paiement (par chèque ou carte bancaire ou postal, en espèces). Par ailleurs, la rémunération du salarié par l'utilisation du CESU est subordonnée à une information préalable de celui-ci et de son accord.
CESU bancaire dit "déclaratif"
Le CESU déclaratif se compose:
• de volets sociaux utilisables pour déclarer le(s) salarié(s), occupant un des emplois de services à la personne, auprès de l'URSSAF
• de formules de chèques permettant de rémunérer le(s) salarié(s) ou de payer les entreprises prestataires ou mandataires de services à la personne.
Deux utilisations du CESU bancaire sont possibles:
• soit le particulier n’utilise que les volets sociaux pour les déclarations sociales et utilise les moyens classiques de paiement
• soit le particulier utilise les volets sociaux ainsi que le chéquier spécial CESU. Le CESU déclaratif permet ainsi de rémunérer et de déclarer un salarié par l'envoi au Centre National du Chèque Emploi Service universel (CNCESU) du volet social.
Le CNCESU s'occupe du calcul et du prélèvement des cotisations sociales, ainsi que de l'envoi au salarié d'une attestation d'emploi dispensant l'employeur d'établir une fiche de paie. Le CESU déclaratif est disponible auprès des établissements bancaires, de l'URSSAF ou à l'adresse suivante: www.cesu.urssaf.fr.
Un formulaire d'adhésion à compléter est fourni au particulier qui doit remplir une autorisation de prélèvement pour les cotisations sociales au profit du CNCESU. À la réception du formulaire d’adhésion, le CNCESU adresse au particulier employeur un numéro d’adhésion qui lui permet de faire la déclaration sociale:
• soit par voie électronique sur le site www.cesu.urssaf.fr
• soit par utilisation des volets sociaux "papiers" en commandant un carnet devolets sociaux sans chèques au CNCESU ou un chéquier CESU.
Le CESU déclaratif ne peut être utilisé que pour rémunérer un salarié travaillant directement au domicile du particulier employeur.
La déclaration sociale du salarié du particulier employeur:
La déclaration sociale n'est utilisée que si le particulier emploie directement un salarié ou que s’il a recours à une entreprise mandataire de services à la personne. Attention : l’entreprise prestataire de services à la personne ne peut recourir au CESU pour déclarer ou rémunérer ses salariés.
La déclaration doit comporter les mentions suivantes (employeur):
• nom, prénom et adresse
• références bancaires ou postales.
Mentions relatives au salarié:
• nom, nom d’épouse et prénom(s)
• numéro d’inscription au répertoire des personnes physiques ou date et lieu de naissance du salarié
• adresse.
Mentions relatives à l’emploi et aux cotisations:
• nombre d’heures de travail effectuées (attention, toujours un nombre entier, jamais de 1/2 heure)
• période d’emploi
• salaires horaire et total nets versés (montant jamais inférieur au minimum conventionnel en vigueur majoré de 10% au titre des congés payés)
• date et signature de l’employeur
• option retenue en accord avec le salarié pour le calcul des contributions et cotisations sociales : salaire réel ou base forfaitaire.
• base forfaitaire: les cotisations sont calculées sur la base du Smic horaire majoré de 10 % au titre des congés payés multiplié par le nombre d'heures effectuées.
• Salaire réel: les cotisations sont calculées sur la base du salaire réellement versé. A défaut de choix, les cotisations sont calculées sur le salaire réel. Le particulier employeur doit transmettre ces informations au CNCESU soit par internet (www.cesu.urssaf.fr), soit par l'intermédiaire du volet social.
Il s'agit d'un carnet qui comporte des titres de paiement à valeur prédéterminée équivalents aux titres-restaurants qui permettent de rémunérer, directement ou par l’intermédiaire d’une entreprise mandataire dans le cadre des services à la personne, un salarié ou de payer tout ou partie du montant des prestations de services fournies par des entreprises ou organismes prestataires de services agréés. Par ailleurs, le particulier peut recevoir de son employeur ou de son comité d'entreprise une aide financière sous forme de CESU titre de paiement.
Remarque: le CESU qui a fait l'objet d'une participation financière de l'employeur ou du comité d'entreprise ouvre droit pour le particulier à une exonération d'impôt sur le revenu sur la dite participation, et pour l'employeur à des avantages fiscaux et sociaux. Dans les mêmes conditions que le CESU déclaratif, le CESU titre spécial de paiement permet au particulier qui emploie directement un salarié, ou qui passe par une entreprise mandataire de services à la personne, de déclarer auprès du CNCESU le salarié grâce aux volets sociaux de déclaration accompagnés au CESU titre. Le centre national du CESU adresse par la suite au salarié une attestation d'emploivalant bulletin de salaire et au particulier employeur une facture correspondant au calcul des cotisations et contributions sociales qui feront l'objet d'un prélèvement automatique sur le compte bancaire du particulier.
Exemples d'utilisation du CESU: Alice emploie une salariée à temps partiel qui vient deux fois par semaine pour faire quelques heures de ménage. Alice a recours au CESU déclaratif. Elle a donc déclaré la salariée grâce au volet social du CESU et, à l’aide du chéquier, rémunère celle-ci avec son accord. Par ailleurs, Alice reçoit de la part de son employeur des titres de paiement préfinancés CESU. Elle les utilise, parfois, pour payer sa salariée. Enfin, Alice se sert également de ces titres pour payer l’entreprise prestataire de services à la personne lorsqu’elle a besoin de faire garder son enfant après l’école. Pour le paiement de cette prestation, elle complète, le cas échéant, les titres préfinancés CESU par un CESU chèque.
L’essor du Cesu accompagne le développement des services à la personne.
- 508 000 salariés du particulier employeur (dont 160 000 assistantes maternelles agréées)
- 20 500 personnes morales (dont 2 700 structures de garde d'enfants).
* Chiffres émetteurs
jeu
10
jun
2010
Le particulier, salarié ou chef d'entreprise, peut bénéficier d’une aide financière, octroyée par son employeur ou son comité d’entreprise, afin de:
I. Comment bénéficier de l'aide?
A. L’attribution de l’aide et sa finalité
B. Le montant versé
Le montant accordé par l’entreprise ou le comité d’entreprise est fixé à 1830 euros par année civile et par bénéficiaire. Il ne peut excéder le coût des services payés par le bénéficiaire.
II. Quelles sont les incidences fiscales?
A. L’aide financière est exonérée d’impôt sur le revenu
En application de l’article 81 du Code général des impôts (CGI), l’aide financière est affranchie d’impôt sur le revenu, dans la limite de 1 830 euros par an, lorsque les sommes sont destinées au financement des activités mentionnées ci dessus. Par suite, les aides financières versées au delà de ce plafond par l’entreprise ou le comité d’entreprise sont imposables comme complément de salaire.
B. L’aide financière n’ouvre pas droit à la réduction d’impôt ou au crédit d’impôt
Le montant de l’aide doit être déduit de l’assiette de calcul de l’aide fiscale (réduction ou crédit d’impôt) pour l’emploi d’un salarié à domicile afin d’éviter un cumul d’avantages fiscaux (art. 199 sexdecies-2°, 3e al. du CGI). Lorsqu’un même contribuable réalise des dépenses ouvrant droit au crédit d’impôt et à la réduction d’impôt, le crédit d’impôt s’impute après la réduction d’impôt sur le montant de l’impôt sur le revenu.
C. Les formalités fiscales à accomplir
Le particulier n’a aucune formalité particulière à accomplir. En revanche, il reçoit, avant le 1er février de l’année suivant celle de l’attribution de l’aide, une attestation de son entreprise ou du comité d’entreprise reprenant le montant total de l’aide versée et précisant son caractère non imposable. Cette attestation doit être conservée en cas de contrôle fiscal.
mer
09
jun
2010
Qui est l'employeur?
I. L'entreprise agit en qualité de mandataire
L’entreprise est chargée de recruter un travailleur pour le compte du particulier qui a, ici, la qualité d’employeur. L’entreprise peut également accomplir pour le compte de ce particulier employeur des formalités administratives ou des déclarations fiscales et sociales. Dans ce cas l’entreprise peut demander au particulier employeur une contribution représentative de ces frais de gestion.
Exemple : Marie a besoin d’une personne pour garder son enfant après l’école jusqu’à son retour du travail, mais elle n’a pas le temps de recruter ni de s’occuper des formalités administratives d’embauche. Elle confie donc cette tâche à une entreprise mandataire de services à la personne dont la mission principale est de rechercher lapersonne qui gardera son enfant voire, si Marie le demande, d’effectuer pour elle les formalités d’embauche.
II. L'entreprise agit en qualité de prestataire
L’entreprise embauche des salariés qu’elle met ensuite à la disposition du particulier. C’est l’entreprise et non le particulier qui est, ici, l’employeur. Ce placement sera facturé au titre de la prestation de service fournie par l’entreprise.
Exemple : Lucie a parfois besoin de faire garder son enfant après l’école lorsque ses exigences professionnelles l’imposent. C’est un besoin occasionnel, irrégulier qu’elle ne peut prévoir longtemps à l’avance. Elle souhaite, cependant, avoir l’assurance de confier son enfant à une personne de confiance. Elle fait donc appel à une entreprise prestataire de services de garde d’enfants à domicile qui est l’employeur de la personne chargée de la garde d’enfants.
III. Le particulier emploie directement le salarié
Le particulier emploie directement un employé de maison sans passer par une entreprise mandataire. Employeur direct, il recrute et effectue seul les formalités d’embauche.
Exemple : Alice a besoin d’une personne pour garder son enfant après l’école jusqu’à son retour du travail. Très autonome, elle préfère réaliser elle-même l’embauche et effectue donc seule auprès de l’Urssaf toutes les formalités administratives d’embauche. Elle est l’employeur direct de la personne chargée de garder son enfant. Elle peut utiliser le CESU pour déclarer et rémunérer son salarié.
mar
08
jun
2010
L’agrément simple est une autorisation administrative nécessaire soit pour exercer une activité de services à la personne, soit pour bénéficier d'avantages fiscaux et sociaux spécifiques.
Dans le cadre des activités de services à la personne, l’agrément, obligatoire pour certaines prestations telles que la garde d’enfants de moins de trois ans ou l’assistance aux personnes âgées, handicapées ou dépendantes, ouvre droit à des avantages fiscaux et sociaux.
L’obtention de cet agrément est soumise à des conditions strictes d’exercice de l’activité de services à la personne.
I. Les activités de services à la personne soumises à agrément obligatoire ou facultatif
A. Quelles sont les activités de services à la personne concernées?
B. Qui doit ou peut obtenir l’agrément?
La loi relative aux réseaux consulaires n° 2010-853 du 23 juillet 2010, publiée au Journal Officiel le 24 juillet 2010 aligne le droit français sur le droit communautaire. En effet, la condition d’exclusivité, indispensable pour obtenir l’agrément qualité, a été supprimée par ce texte. Seul le critère de qualité de service est conservé pour les services prodigués aux personnes dites « fragiles » (jeunes enfants, personnes âgées ou handicapées). Par conséquent, une entreprise peut désormais proposer des services à la personne tout en ayant une autre activité. Cependant, pour pouvoir bénéficier des avantages fiscaux rattachés à ce type de services, le critère d’exclusivité est maintenu (sauf dérogations possibles). De ce fait,cette exigence reste un élément essentiel.
L’agrément simple disparaît au profit d’une procédure de déclaration auprès de l’autorité administrative compétente.Toutefois, ces mesures doivent être précisées par décret, non publié pour lemoment.
C. Quelles sont les conditions requises pour l’obtention de l’agrément?
Exemple: L’entreprise qui propose des services de petits travaux de jardinage ne pourra, si elle prétend obtenir l’agrément, avoir une activité secondaire de vente d’outils ou de produits de jardinage. Pour exercer cette deuxième activité une nouvelle entreprise devra être créée. En revanche, elle peut exercer une activité secondaire de prestations de bricolage car cette dernière figure également dans la liste fixée par l’article précité.
Il s’agit :
• des organismes gestionnaires d’un établissement de santé ou d’un centre de santé, d’un service social ou médico-social (services de soins infirmiers à domicile, établissements d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes,établissements pour adultes ou enfants handicapés)
• des organismes gestionnaires d’un établissement ou d’un service d’accueil d’enfants de moins de six ans (crèches collectives, familiales, haltes garderie, jardins d’enfants)
• des organismes ayant passé une convention avec un organisme de sécurité sociale au titre de leur action sociale
• des associations intermédiaires
• des communes, des établissements publics de coopération intercommunale et des centres communaux et intercommunaux d’action sociale
• des résidences services relevant du chapitre IV bis de la loi du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis
• des unions et fédérations d’associations.
Attention : ces organismes devront établir une comptabilité séparée relative à leurs activités de services à la personne.
• disposer elle-même ou au sein du réseau dont elle fait partie (s’il y a plusieurs établissements) des moyens humains, matériels et financiers permettant d’exercer l’activité pour laquelle l’agrément est sollicité
• si elle comporte plusieurs établissements, disposer d’une charte de qualité, donnant lieu à une évaluation périodique
• respecter un cahier des charges lorsque les services portent en partie ou en totalité sur les activités de garde d’enfants de moins de trois ans, d’assistance aux personnes âgées, handicapées ou dépendantes.
Le (ou les) dirigeant(s) de l’entreprise ne doit pas:
• avoir fait l’objet d’une condamnation depuis moins de dix ans pour l’une des infractions mentionnées à l’article L.128-1 du Code de commerce (crime, escroquerie, abus de confiance, trafic de stupéfiants ou proxénétisme, par exemple)
• être inscrit au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles lorsque l’activité est en lien avec les mineurs (exemples : soutien scolaire, garde d’enfants).
II. La délivrance de l'agrément des services à la personne
A. Comment et à qui demander l’agrément?
L’entrepreneur individuel ou le représentant légal de la société (gérant, PDG, etc.) doit adresser, par lettre recommandée avec accusé de réception ou par voie électronique, une demande d’agrément au service des agréments de la DIRRECTE du lieu d’implantation de l’entreprise ou de son siège social si c’est une société (article R. 7232-1 du Code du travail). Le dossier de demande d’agrément est ensuite déposé au service instructeur de la DDTEFP. Si le dossier est complet, le service instructeur délivre au demandeur un certificat de complétude (ou de dépôt) qui fait courir le délai d’instruction. Si le dossier n’est pas complet, le service instructeur invite le demandeur à le compléter. Le certificat de complétude n’est alors délivré qu’à la réception des éléments manquants.
Le délai qui court à compter de la délivrance du certificat de complétude est de deux mois pour les activités relevant de l’agrément simple, porté à trois mois pour les activités relevant de l’agrément qualité. Dans ce dernier cas, la décision d’agrément fait l’objet d’un avis préalable du président du Conseil général. À l’issue du délai, le silence du service instructeur vaut acceptation de la demande d’agrément.
La décision d’agrément fait l’objet d’une publication au recueil des actes administratifs de la préfecture et est communiquée au directeur départemental du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle, à l’Agence nationale desservices à la personne et à l’URSSAF.
B. Quelle est l’étendue et la durée de l’agrément SAP?
L’agrément est valable sur tout le territoire national et l'agrément qualité a une portée départementale. Si l’entreprise comporte plusieurs établissements, l’ouverture de ces établissements fait l’objet d’une simple déclaration préalable auprès du préfet de département du lieu d’implantation du nouvel établissement. Si l’activité porte partiellement ou en totalité sur des activités relevant de l’agrément qualité, le service instructeur du département du lieu d’implantation du siège social de l’entreprise est compétent pour délivrer l’agrément qualité, et doit saisir les préfets de chaque département où sont implantés les établissements qui procèderont, chacun en ce qui le concerne, à l’instruction technique du dossier, et recueilleront l’avis du président du Conseil général concerné. Toute création de nouveaux établissements fait l’objet d’une modification de l’agrément de l’entreprise avec avis du président du Conseil général du lieu d’implantation du nouvel établissement. Exemple: une entreprise de services à la personne en cours de création qui veut exercer notamment une activité de garde d’enfants de tout âge, dont le siège social est situé à Paris, et qui souhaite ouvrir trois établissements situés respectivement dans les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val de Marne doit:
• demander l’agrément qualité auprès de la Direction départemental du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP) de Paris
• la DDTEFP de Paris dispose d’un délai de trois mois pour donner sa réponse après avoir recueilli l’avis du Conseil général de Paris et saisi les préfets desHauts-de-Seine, de la Seine-saint-Denis et du Val-de-Marne. Ces derniersdevront recueillir l’avis des présidents de leur Conseil général.
• Si par la suite l’entreprise souhaite ouvrir un deuxième établissement sur les Hauts-de-Seine, le dirigeant de l’entreprise devra demander une modification de son agrément auprès de la DDTEFP de Paris. Celle-ci devra recueillir l’avis du président du Conseil général des Hauts-de-Seine pour l’implantation de ce nouvel établissement. Attention : les structures qui interviennent auprès de publics "fragiles" peuvent opter pour la procédure « d’autorisation » prévue par l’article 313-1 du Code de l’action sociale et des familles. Cette autorisation est valable quinze ans et emporte systématiquement l’agrément qualité.
L’agrément est accordé pour une durée de cinq ans.
C. Comment l’agrément est-il renouvelé?
La demande de renouvellement doit être déposée au plus tard trois mois avant le terme des cinq ans. Si l’entreprise est titulaire d’une certification (exemple : Afnor ou Qualicert), le renouvellement est automatique.
D. Dans quels cas l’agrément est-il retiré?
L’agrément est retiré lorsque l’entreprise:
• cesse de remplir l’une des conditions requises ou de respecter les obligations liées à l’obtention de l’agrément
• ne respecte pas la réglementation en matière d’hygiène, de sécurité et de conditions de travail
• exerce des activités autres que celles déclarées dans la demande d’agrément
• n’est pas en mesure de justifier à tout moment du caractère exclusif de son activité de service sauf si elle en est dispensée par la loi
• ne transmet pas au préfet, avant la fin du premier semestre de chaque année, le bilan qualitatif et quantitatif de l’activité exercée au titre de l’année écoulée. L'entreprise est informée par lettre recommandée qu’elle ne remplit plus les conditions du maintien de l’agrément. Celle-ci dispose d’un délai de 15 jours pourfaire ses observations. L’entreprise dont l’agrément est retiré doit informer immédiatement l’ensemble de ses clients par lettre individuelle. Attention : le défaut de cette obligation, après mise en demeure par l’administration, fait l’objet d’une publication de la décision de retrait de l’agrément dans deux journaux locaux, aux frais de l’entreprise. La décision de retrait de l’agrément est publiée au recueil des actes administratifs de la préfecture et communiquée au directeur départemental du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle, à l’Agence nationale des services à la personne et à l’URSSAF.
Attention: l’agrément délivré à l’entreprise peut être modifié si l’un de ses établissements se trouve dans un des cas de retrait ci-dessus énumérés.
sam
05
jun
2010
Les particuliers qui ont recours à des services visés à l’article D. 7231-1 du Code du travail, fournis par une association ou une entreprise, ou pour l’emploi d’un salarié à domicile, bénéficient d’une aide fiscale (article 199 sexdecies du Code général desimpôts - CGI) ainsi que d’un allègement des cotisations et contributions sociales.
I. L'aide fiscale : crédit d'impôt ou réduction d'impôt
L’aide fiscale concerne les personnes domiciliées en France, et qui, dans l’année, ont supporté des dépenses au titre notamment :
• de la rémunération d’un salarié employé par le particulier pour effectuer desservices à la personne tels que définis à l’article D. 7231-1 du Code du travail
• des sommes facturées par un organisme ou une entreprise agréé(e), prestataire ou mandataire de services à la personne. L’emploi doit être exercé à la résidence du contribuable ou d’un de ses ascendants remplissant les conditions prévues à l’article L. 232-2 du Code de l’action sociale et des familles.
Remarques : aux termes de l’article 4 B, 1 du CGI, sont considérées comme ayant leur domicile fiscal en France qu’elles soient de nationalité française ou étrangère :
• les personnes qui ont en France leur foyer ou le lieu de leur séjour principal
• celles qui exercent en France une activité professionnelle, salariée ou non, à moins qu’elles ne justifient que cette activité y est exercée à titre accessoire
• celles qui ont en France le centre de leurs intérêts économiques.
Le crédit d’impôt s’impute après la réduction d’impôt sur le montant de l’impôt sur le revenu. À la différence de la réduction d’impôt, le crédit d’impôt, s’il excède l’impôt dû, est restitué.
A. Qui peut en bénéficier?
1. Le crédit d’impôt
L’aide prend la forme d’un crédit d’impôt lorsque les dépenses ont été acquittées par :
• les contribuables célibataires, veufs ou divorcés
• les personnes mariées ou pacsées soumises à une imposition commune. Ces bénéficiaires doivent tous deux exercer une activité professionnelle ou être inscrits comme demandeurs d’emploi depuis au moins trois mois pendant l’année de paiement des dépenses.
2. La réduction d’impôt
L’aide fiscale prend la forme d’une réduction d’impôt :
• soit pour les personnes non concernées par le crédit d’impôt (les retraités et les couples dont un seul des conjoints travaille ou est demandeur d’emploi)
• soit pour les contribuables susceptibles de bénéficier du crédit d’impôt mais qui ont engagé des dépenses à la résidence de l’un de leurs ascendants dès lors que ce dernier est susceptible de bénéficier de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA).
B. Quel est le montant de cette aide fiscale?
Elle est calculée au taux de 50 % sur la totalité des dépenses supportées par le particulier (salaire net versé, cotisations sociales salariales et patronales, frais de gestion facturés par l’organisme le cas échéant).
Le plafond des dépenses supportées par le particulier qui emploie pour la première fois à titre direct un salarié à domicile est majoré de 3 000 euros. Ainsi le plafond maximal des dépenses ouvrant droit à l'avantage fiscal est porté de 12 000 à 15 000 euros lorsque les deux conditions citées ci-dessous sont remplies à savoir:
• les contribuables bénéficient pour la première fois de cet avantage.La nouvelle limite de 15000 euros bénéficie également de la majoration de 1500 euros par enfant à charge, par personne membre du foyer fiscal âgée de plus de 65 ans. A ce titre, le plafond majoré sera de 18000 euros.
A noter : Le plafond de 12000 euros est maintenu lorsque le particulier fait appel à une association, une entreprise ou un organisme agréé.
Exemple : Madame Lucie fait appel, pour la première fois en 2010, aux services d’un employé de maison pour divers travaux ménagers dont les dépenses se sont élevées à 16000 euros. Elle peut bénéficier d’une aide fiscale de 7500 euros (nouveau plafond de 15000 euros x 50 %).
II. Les formalités à accomplir
Afin que le particulier puisse bénéficier des avantages fiscaux précités, lesprestataires agréés et les contribuables doivent remplir certaines obligations.
A. Quelles sont les obligations des entreprises agréées?
1. La facturation
Lorsqu’elles assurent la fourniture des prestations de services aux personnes physiques, les entreprises agréées doivent faire apparaître sur la facture certaines mentions:
• leurs nom et adresse
• la nature exacte des services fournis
• le montant des sommes effectivement perçues au titre de la prestation de service
• le nom et le numéro d’immatriculation de l’intervenant permettant sonidentification dans les registres des salariés de l’entreprise (sauf si la prestation a fait l’objet d’une pré-facturation par une enseigne ou une plate-forme de services à la personne)
• le taux horaire toutes taxes comprises
• la durée horaire de l’intervention
• le montant des prestations toutes taxes comprises
• le cas échéant, les frais de déplacement
• le cas échéant, le nom et le numéro d’agrément du sous-traitant ayant effectué la prestation.
Remarque : seules les factures acquittées par carte bancaire, prélèvement, virement, titre universel ou interbancaire de paiement ou par chèque, soit par CESU ouvrent droit à l’aide fiscale.
2. L’attestation fiscale annuelle
L’organisme agrée doit fournir avant le 31 janvier de l’année N+1 à chacun de ses clients une attestation fiscale annuelle. Cette attestation comporte les mentions suivantes:
• le nom et l’adresse de l’organisme agrée
• son numéro d’identification
• le numéro et la date de délivrance de l’agrément
• le nom et l’adresse de la personne ayant bénéficié du service
• un récapitulatif des interventions effectuées (nom et numéro d’identification de l’intervenant, date et durée de l’intervention). Si les prestations ont été réalisées tous les jours, ou de façon périodique, un regroupement mensuel des interventions peut être établi
• le prix horaire de la prestation
• le montant acquitté avec le chèque emploi service universel (CESU) préfinancé.
Dans ce cas, l’attestation fiscale doit indiquer au client qu’il lui est fait obligation d’identifier clairement auprès des services des impôts, lors de sa déclaration fiscale annuelle, le montant du CESU qu’il a personnellement financé. Ce montant seul donne lieu à avantage fiscal.
• Cette clarification est notamment rendue possible grâce à la délivrance, par les établissements qui préfinancent le CESU (les employeurs, les caisses de retraite, les mutuelles, etc.), d’une attestation annuelle au bénéficiaire établissant le nombre, le montant et la part préfinancée des CESU qui lui auront été attribués
• le montant effectivement acquitté.
B. Quelles sont les obligations du contribuable?
Pour bénéficier de l’aide fiscale, le particulier doit inscrire sur sa déclaration de revenus les sommes dépensées et joindre l’attestation fiscale annuelle établie par l’Urssaf, s’il s’agit d’un emploi direct, ou par le prestataire agréé, dans les autres cas. Le particulier doit conserver à fin de contrôle, les factures remises par le prestataire de services. Lorsque le particulier souhaite bénéficier de la réduction d’impôt pour les dépenses qu’il a engagées au domicile de l’ascendant, il doit joindre à sa déclaration d’impôt sur le revenu:
• une déclaration rédigée sur papier libre indiquant qu’il opte pour la réduction d’impôt et mentionnant le nom et l’adresse de l’ascendant
• la copie de l’attestation annuelle fournie par l’Urssaf délivrée au nom de l’ascendant, s’il s’agit d’un emploi direct, ou encore l’attestation annuelle établie à son nom si les services sont délivrés par un organisme agréée
• la copie de l’attestation produite par le conseil général justifiant du fait que l’ascendant remplit les conditions pour bénéficier de l’APA.
III. Les avantages sociaux
Pour le calcul des cotisations sociales, le particulier employeur dispose d’une option de déclaration:
salaire réel :les cotisations sociales sont calculées sur la valeur réelle des rémunérations. La circulaire n° 2006-55 du 29 mars 2006 de l’ACOSS précise que peuvent bénéficier de cette réduction:
• les employeurs d’employés de maison, c’est-à-dire ceux relevant de la convention collective nationale des salariés du particulier employeur
• les particuliers employant de gardes à domicile ou des secrétaires particuliers. Sont cependant exclus les employeurs d’assistantes maternelles. Attention : l’allégement de 15 points des cotisations sociales patronales dues par les particuliers employeurs, ayant opté pour un calcul sur la base du salaire réel versé au salarié, a été supprimé par la loi n° 2010-1594 du 20 décembre 2010 de financement de la sécurité sociale pour 2011.
base forfaitaire: les cotisations sont calculées sur la base du Smic horaire multiplié par le nombre d’heures de travail, quelle que soit la rémunération du salarié.
Remarque : à défaut d’option par l’employeur, le calcul des cotisations sociales se fera sur le salaire réel.
mar
01
jun
2010
I.Définition de l'activité de soutien scolaire à domicile ou cours à domicile
Le soutien scolaire à domicile ou les cours à domicile figurent dans la liste des activités visées à l’article D. 7231-1 du Code du travail et relèvent de l’agrément simple. Ces prestations de cours à domicile peuvent s’adresser à tous les publics et ne sont pas réservées aux scolaires. Toutefois, elles ne doivent pas avoir de lien direct ou indirect avec des activités cultuelles, ni être dispensées par des organisations politiques ou sectaires.
Précisions sur le soutien scolaire à domicile: cette prestation ne peut se faire qu’au domicile du particulier et nécessite la présence physique de l’intervenant (ce qui exclut Internet ou tout support électronique). Les cours doivent être en lien avec les programmes d’enseignement scolaire. Précisions sur les cours à domicile: ils sont toujours dispensés à tous les publics de manière individuelle. Sont exclues les activités de conseil et d’accompagnement comme le coaching.
Attention: pour bénéficier de l’agrément et des avantages fiscaux et sociaux, cette activité doit être exercée à titre exclusif. Cela signifie que cette activité ne peut être exercée avec aucune autre activité que celles prévues à l’article D. 7231-1 du Code du travail.
Exemple: il n’est pas possible de diriger parallèlement une école ou de dispenser des cours collectifs, sauf à créer deux structures juridiques distinctes. Ces activités feront l’objet chaque année d’une évaluation réalisée par l’Agence nationale des services à la personne en vue de décider du maintien de leur classement parmi les activités agréées de services à la personne.
II. Formalités d'immatriculation
Si l’activité est exercée sous forme d’entreprise individuelle, l’immatriculation de l’entreprise se fera auprès de l’URSSAF. En revanche, l’immatriculation de la société commerciale quel que soit le nombre de salariés se fera auprès de la Chambre de commerce et d’industrie.
III. Qualifications requises pour exercer cette activité
Cette activité doit être assurée par des professionnels de la formation ou des personnes disposant d’une compétence confirmée et incontestable.
IV. Dispositions fiscales
La fourniture de ces services permet à l’entreprise, sous réserve de l’agrément, de bénéficier du taux réduit de TVA à 5,5 %. En outre, ces activités ouvrent droit, pour les particuliers qui font appel à une entreprise prestataire de services à la personne ou qui emploient directement un salarié, à une aide fiscale.
V. Dispositions sociales
L’obtention de l’agrément ouvre droit à des exonérations et des allègements de cotisations sociales.
VI. Contacts utiles
Pour toute information relative au diplôme requis pour exercer cette activité, prendre contact avec :
• la préfecture
• les délégués territoriaux de l’Agence nationale des services à la personne
• la DIRRECTE
mar
18
mai
2010
Les langues sont partout dans l’entreprise: elles sont la composante essentielle de l’information, de la communication et de l’organisation.
Quels secteurs, quels métiers sont visés?
Commerce international, industrie, logistique... De nombreux secteurs professionnels ont besoin de collaborateurs maîtrisant les langues étrangères. Les fonctions les plus souvent proposées concernent le marketing et le commerce (commercial import-export, ingénieur technico-commercial, etc.), la communication (chargé des relations publiques, etc.) et la gestion administrative (assistant trilingue, etc.).
Pour certains postes, des connaissances techniques suffisent. Pour d’autres, un niveau "courant" ou "bilingue" est indispensable. Dans le tourisme et l’hôtellerie, les métiers au contact de la clientèle exigent souvent des compétences linguistiques poussées. Pour les guides-interprètes par exemple, la langue de travail la plus courante est l’anglais (pour 45 % d’entre eux), l’espagnol (19,5 %), l’allemand (18,5 %) et l’italien (10 %).
Quelles formations?
À l’université, la filière LEA (langues étrangères appliquées) permet d’étudier deux langues étrangères et leurs applications à divers domaines professionnels (économie, droit, gestion...). Certains IUP (instituts universitaires professionnalisés) et masters professionnels permettent également d’étudier les langues en même temps qu’une spécialité comme le commerce, le tourisme, les transports, etc.
Par ailleurs, de nombreuses formations professionnelles incluent un enseignement linguistique approfondi : grandes écoles de commerce et d’ingénieurs, BTS (brevet de technicien supérieur) commerce international, BTS assistant de manager, BTS animation et gestion touristique locales, etc.
Une année d’enseignement à l’étranger est plus que recommandée.
sam
15
mai
2010
Maîtriser au moins deux langues vivantes est un des objectifs du nouveau lycée. Les élèves doivent être capables de comprendre et de s'exprimer avec un locuteur étranger dans une situation courante de communication. Pour encourager cet effort, chaque lycée établira un partenariat avec un établissement scolaire étranger.
Nouveaux objectifs disciplinaires
Les nouveaux programmes de langues vivantes sont désormais communs aux langues vivantes étrangères et régionales. Ils prennent appui sur le Cadre européen commun de référence pour les langues et encouragent la mise en place de groupes de compétences. L'accent est mis sur la production des élèves, notamment à l'oral.
Le nouveau programme de la classe de seconde seront entrés en application à la rentrée 2010. Les nouveaux programmes de langues vivantes du cycle terminal des séries générales et technologiques entrent en application à la rentrée 2011 pour la classe de première et à la rentrée 2012 pour la classe terminale.
L'oral du baccalauréat
Une rénovation des épreuves de langues du baccalauréat devrait permettre de valoriser les compétences orales des candidats dès la session 2013.
Parcours en langues cohérents
Dès septembre 2010, la LV1 et la LV2 feront partie des enseignements communs obligatoires. Dans certaines séries technologiques, la LV2 sera progressivement intégrée aux enseignements communs. La LV3 est un enseignement facultatif pour toutes les séries générales.
Approfondissement variés
La série littéraire (L) propose :
De nouvelles sections visent l'obtention de deux diplômes de fin d'études secondaires à partir de 2010-2011 :
Elles s'ajoutent aux sections Abibac, qui délivre le baccalauréat et l'Abitur allemand.
Les sections européennes ou de langues orientales et les sections internationales offrent des parcours spécifiques très prisés.
Le saviez-vous ?
Les enseignants titulaires de la certification complémentaire peuvent dorénavant enseigner en partie leur discipline en langue étrangère, même en
dehors d'une section européenne ou de langue orientale.
Une organisation plus souple
Les horaires de LV1 et de LV2 sont globalisés. Cela favorise la mise en place de groupes de compétences et de périodes intensives d'enseignement. Cela permet aussi de mobiliser les heures d'une même langue pour organiser une manifestation en langue étrangère, une conférence par exemple.
Les groupes de compétences permettent de moduler temporairement les enseignements.
Objectif : mieux gérer l'hétérogénéité des compétences des élèves. Les groupes sont centrés sur une activité langagière dominante que l'on souhaite renforcer chez les élèves tout en prenant appui sur une ou plusieurs autres activités langagières dans laquelle les élèves ont plus de facilités.
Une partie de la dotation horaire globale des établissements est dédiée à la mise en place de groupes à effectifs réduits dont les langues vivantes peuvent bénéficier.
Accès privilégié aux langues et cultures étrangères
Les moyens multimédia dont disposent les établissements sont mobilisés pour faciliter l'accès à des contenus vidéo en langue originale.
Les outils nomades numériques sont utilisés par les élèves pour entraîner à l'expression et la compréhension orales. Il s'agit d'accroitre l'exposition à la langue des élèves en favorisant leur
autonomie. Chaque établissement s'engage dans un partenariat avec un établissement d'enseignement étranger. Le passeport orientation formation intègre les compétences que les élèves
acquièrent à l'étranger.
ven
14
mai
2010
L'enseignement de la langue commencé au primaire continue.
En 6ème le nombre d'heures pour LV1 (langues vivante 1), est de 4 heures par semaine puis de 3 heures jusqu'en 3ème.
En 4ème la majorité des élèves débutent une seconde langue vivante (LV2) à raison de 3 heures hebdomadaire.
Dispositifs d'aide et de soutien pour la réussite des élèves au collège
Décret n°2005-1013 du 24-8-2005 (JO du 25-8-2005 ; BO n°31 du 1-9-2005).
L'enseignement des langues vivantes étrangères au collège est organisé en deux paliers.
Le palier 1 vise l'acquisition du niveau A2, notamment pour les élèves qui poursuivent une langue commencée à l'école élémentaire. L'acquisition du niveau A1 est visée pour les élèves qui débutent une nouvelle langue.
Le palier 2 permet aux élèves de consolider le niveau A2 et de progresser vers le niveau B1.
Textes officiels pour le palier 1
Textes de référence :
Arrêté du 25 juillet 2005 - BO hors-série n°6 du 25 août 2005
Arrêté du 17 avril 2007 - BO hors-série n°7 du 26 avril 2007
Pour chaque langue ci-dessous est présentée la version la plus récente du préambule commun pour le palier 1, suivie de la partie spécifique à la langue.
Allemand
Anglais
Arabe
Chinois
Espagnol
Hébreu
Italien
Japonais
Portugais
Russe
Textes officiels pour le palier 2
Textes de référence :
Arrêté du 17 avril 2007 - BO hors-série n°7 du
26 avril 2007 (volume 3)
Arrêté du 24 juillet 2007 - BO n°32 du 13 septembre 2007
Pour chaque langue ci-dessous est présentée le préambule commun pour le palier 2 suivi de la partie spécifique à la langue.
Allemand
Anglais
Arabe
Chinois
Espagnol
Hébreu
Italien
Japonais
Portugais
Russe
mar
11
mai
2010
ANGLAIS
PTE Academic de Pearson;
TOEIC (Test Of English for International Communication);
TOEFL (Test Of English as a Foreign Language);
BULATS 4 langues (anglais, allemand, espagne, français);
lun
10
mai
2010
Le Cadre européen commun de référence pour les langues - Apprendre, Enseigner, Évaluer (CECR) est un document publié par le Conseil de l'Europe en 2001. Il définit des niveaux de maîtrise d'une langue selon différents domaines de compétence.
Ces niveaux constituent désormais la référence dans le domaine de l'apprentissage et de l'enseignement des langues dans de nombreux pays d'europe.
En France, ils sont repris dans le code de l'éducation comme niveaux de compétence en langues vivantes étrangères attendus des élèves des écoles, collèges et lycées.
L'innovation principale du CECR consiste en une échelle d'évaluation de la maîtrise d'une
langue, indépendante de l'organisme évaluateur, et transposable à n'importe quelle langue, contrairement aux autres systèmes d'évaluation qui sont souvent propres à un pays, voire à un organisme, et généralement applicables à une seule langue. Pour ces raisons de plus en plus d'organismes évaluateurs alignent leurs échelles d'évaluation sur les niveaux du CECR, ou pour le moins fournissent une grille de conversion.
A1 - Niveau Découverte.
Acquisition du niveau A1 : L'étudiant peut comprendre et utiliser des expressions familières et quotidiennes ainsi que des énoncés très simples qui visent à satisfaire des besoins concrets. Il peut se présenter ou présenter quelqu'un et poser à une personne des questions la concernant (lieu d'habitation, relations, ce qui lui appartient…). Il peut répondre au même type de questions. Il peut communiquer de façon simple si l'interlocuteur parle lentement et distinctement et se montre coopératif.
A2 - Niveau Intermédiaire.
Acquisition du niveau A2 : L'étudiant peut comprendre des phrases isolées et des expressions fréquemment utilisées en relation avec des domaines immédiats de priorité (informations personnelles ou familiales, achats, environnement proche, travail). Il peut communiquer lors de tâches simples et habituelles ne demandant qu'un échange d'informations simple et direct sur des sujets familiers et habituels. Il peut décrire avec des moyens simples sa formation, son environnement immédiat et évoquer des sujets familiers et habituels ou qui correspondent à des besoins immédiats.
B1 - Niveau Seuil.
Mots clés : début d'autonomie ; se débrouiller, exprimer son opinion.
Acquisition du niveau B1 : L'étudiant peut comprendre les points essentiels quand un langage clair et standard est utilisé et s'il s'agit de choses familières dans le travail, à l'école, les loisirs… Il peut se débrouiller dans la plupart des situations rencontrées en voyage dans une région où la langue est parlée. Il peut produire un discours simple et cohérent sur des sujets familiers et dans ses domaines d'intérêt. Il peut raconter un événement, une expérience ou un rêve, décrire un espoir ou un but et exposer brièvement des raisons ou explications pour un projet ou une idée.
B2 - Niveau Avancé ou Indépendant.
Mots clés : compréhension courante et capacité à converser ; émettre un avis, soutenir systématiquement une argumentation.
Acquisition du niveau B2 : L'étudiant peut comprendre le contenu essentiel de sujets concrets ou abstraits dans un texte complexe, y compris une discussion technique dans sa spécialité. Il peut communiquer avec un degré de spontanéité et d'aisance telle qu'une conversation avec un locuteur natif ne comporte de tension ni pour l'un ni pour l'autre. Il peut s'exprimer de façon claire et détaillée sur une grande gamme de sujets, émettre un avis sur un sujet d'actualité et exposer les avantages et inconvénients de différentes possibilités.
C1 - Niveau Autonome : pour un usage régulier dans des contextes de difficulté raisonnable.
Mots clés : s'exprimer spontanément et couramment, assez bonne maîtrise.
Acquisition du niveau C1 : L'étudiant peut comprendre une grande gamme de textes longs et exigeants, ainsi que de saisir des significations implicites. Il peut s'exprimer spontanément et couramment sans trop apparemment devoir chercher ses mots. Il peut utiliser la langue de façon efficace et souple dans sa vie sociale, professionnelle ou académique. Il peut s'exprimer sur des sujets complexes de façon claire et bien structurée et manifester son contrôle des outils d'organisation, d'articulation et de cohésion du discours.
C2 - Niveau Maîtrise.
Mots clés : comprendre sans effort, s'exprimer spontanément.
Acquisition du niveau C2 : L'étudiant peut comprendre sans effort pratiquement tout ce qu'il lit ou entend. Il peut restituer faits et arguments de diverses sources écrites et orales en les résumant de façon cohérente. Il peut s'exprimer spontanément, très couramment et de façon précise et peut rendre distinctes de fines nuances de sens en rapport avec des sujets complexes.